Traduction Anglais-Français : Que Faire du Franglish ?

Face à une traduction anglais-français, le traducteur parfois pose ses lunettes (s’il en a) et réfléchit… doit-on vraiment tout traduire ? Le Franglish a dépassé le statut de phénomène de mode qui, sorti de la bouche de ses adeptes, leur conférait une attitude branchée. Il fait partie intégrante du langage gaulois, au grand dam des puristes qui défendent becs et ongles la langue de Molière de l’invasion lexicale anglo-saxonne. La mission du traducteur étant de rendre le plus justement et fidèlement possible le message original dans la langue destinataire, parfois elle devient un vrai casse-tête. Alors traduira ou traduira pas ?

La traduction anglais-français, connue dans le milieu professionnel et universitaire sous le nom de « version anglaise », requiert des connaissances techniques, lexicales et culturelles particulières. De nombreuses méthodes et procédés ont été mis en place pour parvenir à la meilleure traduction contextuelle possible. Prenons l’exemple de weekend : pour le traduire deux options existent. Tout d’abord on peut employer le terme « fin de semaine » ou bien conserver le terme de « week-end » dont la touche française a apporté un tiret entre les deux composants contextuels du mot. Le traducteur doit-il choisir la traduction littérale ou bien l’emprunt lexical ?

Cette confusion dans la traduction anglais-français est née de l’usage de plus en plus fréquent de la langue anglo-saxonne dans des conversations en français et ce plus particulièrement dans le cadre professionnel. Aujourd’hui il n’est pas rare d’avoir décroché un job qui consiste à distribuer des flyers pour une boîte marketing qui rassemble toute l’équipe le vendredi pour un meeting suite auquel tout le monde va célébrer le week-end autour d’un drink. Vous l’aurez parfaitement compris, ce nouveau langage baptisé Franglish a gagné peu à peu du terrain pour deux raisons principales : le côté branché et le manque d’équivalence en français.

Considéré comme un jargon, le Franglish touche tout le monde sans que nous en ayons conscience puisque certains mots anglo-saxons ont naturellement trouvé leur place dans la langue de Molière. Né au sein de l’entreprise, le Franglish s’est étendu dans la rue et à tous les domaines de la vie. Alors que faire lors d’une traduction anglais-français ? Traduire littéralement et perdre l’essence du message ou bien emprunter l’expression lexicale. Le traducteur fait face à un choix de taille : opter pour l’opération séduction de la majorité ou bien contenter les gardiens du temple de la langue de Molière.

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